La Vape, C’EST LE MAL


La Vape, c’est mal.

Elle met en danger 28000 buralistes qui ont vu décliner leurs ventes de tabac de plus de 9,5 % ces trois dernières années. Elle grignote par conséquent la cagnotte des 14 milliards d’Euro de taxes annuelles extorquées par Bercy qui trouve ça « limite mal élevé » (m’enfin!).

Dans le même esprit, elle plonge en apnée profonde les Labos-Pharmas en leur infligeant presque 48 %  de chute des ventes de substituts tels que les patchs à mâcher et autres gommes trans-dermiques dont l’efficacité, en très nette progression (si-si!), frôlait les 5% avec heureusement, rechute programmée dans le tabac au bout de 18 mois maximum.
A se demander si Big Pharma et Big Tobacco ne feraient pas tirelire commune …

 

La Vape, c’est mal.

Elle discrédite la dernière botte secrète de Marisotte Choupiraine (Choupinette pour les intimes) en méprisant outrageusement son ultime et très pointue mesure phare, j’ai nommé: l’implacable et foudroyant Paquet Neutre.

Fleuron de nos Services de Santé, cette arme d’addiction massive dernière génération est programmée pour aller pourfendre au fond de son repaire la perfide et fascinante « Tentation-de-s’en-griller-une-première » qui fait tant de ravages parmi nos jeunes. Une analyse issue de notre éminente Ministre de la Santé (analyse très personnelle mais cependant existante), tendrait à essayer de nous faire avaler que l’absence de couleur sur les paquets n’inciterait plus nos jeunes à « fumer-pour-pécho-la-meuf ». Car c’est bien connu, c’est la couleur du paquet qui attire nos chères têtes blondes, pas ce qu’il y a dedans.
Et le dernier des béotiens sait ça: fumer encre colorée être très addictif et donner beaucoup cancers.

 

La Vape, c’est mal.

Parce qu’elle pousse les dirigeants politiques « initialement propres » à mentir contre leur volonté à ceux qui les élisent. Ces élus « incorruptibles, sans tache, intègres et au-dessus de tout soupçon » sont amenés à ordonner par exemple à 60 Millions de Consommateurs la publication d’une pseudo-étude affirmant que la E-Cig contiendrait des taux de formaldéhyde, d’acroléine et d’acétaldéhyde qui pourraient dépasser ceux présents dans les clopes. Ces « Elites de la Nation » en sont même réduits à ressortir par médias interposés un rapport de la DGCCRF vieux d’un an, établi à une période où rien n’existait en termes de législation, lois ou règlements. Rapport qui n’a plus rien à voir avec la réalité d’aujourd’hui. Et tout ça « pour notre bien à tous », abrutis que nous sommes!
Blague à part, quand je vois ce qu’est devenu notre pays grâce à ces experts, ces êtres d’exception à l’intelligence enrichie en concentré d’instruction théorique, je suis très content d’être resté … con!
Parce que depuis plus de 50 ans que nos gouvernements successifs prennent des mesures, il y a longtemps qu’ils devraient connaître les dimensions du problème.

 

La Vape, c’est mal.

Parce qu’elle a eu plus de résultats positifs en seulement 6 ans que 50 ans de simili-mesures anti-tabac instaurées « pour pas qu’il soit dit que … ».
Parce qu’elle est jusqu’à 10 fois moins chère et qu’elle nous fait quitter le tabac pour un plaisir équivalent et 95 % moins dangereux. J’ai bien dit « plaisir ». Car ne pas souffrir en arrêtant le tabac est « politiquement » incorrect et populairement inadmissible, pour ne pas dire carrément indécent.
Parce que cette invention révolutionnaire « bricolée par le peuple dans un garage » a collé une baffe magistrale, officielle et retentissante à nos services de santé qui, plutôt que de faire amende honorable en l’espèce (une impardonnable erreur, même étalée sur 50 ans, demeure humaine, donc explicable), choisissent de légiférer dans l’affolement général en instituant d’énormes contraintes administratives et commerciales, des règlements drastiques sortis de nulle part et des interdictions sans aucun fondement médical ou scientifique … Avec la bénédiction du Conseil Européen, de l’OMS, et le tout dans l’urgence et par ordonnance pour être sûr que ça passe.
Et ce, malgré des centaines d’études positives, un collectif de plus de 120 médecins qui savent de quoi ils parlent, et plus d’un million et demi de Vapers qui hurlent à qui veut l’entendre qu’ils ont cessé la clope grâce à elle …

 

La Vape, c’est mal.

Parce que, contrairement à ce qui se passerait dans un monde de Bisounours (insulte polie pour « monde d’adultes ouverts, objectifs, responsables et respectueux »), elle ne rassemble pas, ne réunit pas, ne coalise pas. Elle brouille, elle oppose, elle sépare, elle disperse façon puzzle … Aux noms de l’appât du gain, d’égos surdimensionnés de pseudos spécialistes, de comportements prétentieux, de supposées compétences inexistantes et de choix égoïstes et arbitraires, elle désunit, elle divise, elle démembre et … elle détruit.
La Vape nous rend bêtes à bouffer du foin, et aveugles aussi. Bêtes au point de nous éparpiller dans des querelles intestines de bac à sable sans comprendre que ce ne sont pas les commandes groupées préjudiciables, les avis subjectifs sur les produits, les guéguerres internes, ou les « clones/pas clones », ou encore le matériel chinois qui vont la tuer … Elle nous aveugle au point de ne pas voir que ce sont des lois Européennes et Françaises, et des élus du coin, qui habitent parfois à deux rues de chez nous qui vont tout faire pour étouffer la Vape, la bâillonner et à terme l’éradiquer. Pour au final, en refiler un ersatz inefficace aux empoisonneurs étatisés historiques.

Parce qu’elle n’est ni raciste, ni de droite, ni de gauche, elle a aussi dans le même temps, et contre toute attente, fait se rencontrer des gens qui n’avaient rien en commun, de parfaits inconnus de tous bords, de toutes origines et de tous milieux. Elle a étonnamment déclenché des vocations, suscité des passions, engendré des volontés de construire, d’inventer, d’améliorer, de partager, de transmettre, d’apprendre … Les Vapéros sont nés de cette Vape si controversée, des manifestations ont vu le jour, des amitiés sont apparues, des partenariats, des emplois on été créés et ont engendré (n’en déplaise aux négatifs compulsifs réacs jaloux) des synergies commerciales, sociales et culturelles. Malgré tout, la Vape a « positivé », a ouvert une issue possible et réaliste à ce fléau mondial qu’est le tabac. A l’inverse de nos empoisonneurs d’Etat qui eux l’ont méprisée au dernier degré, considérant cette invention révolutionnaire comme une mode bassement populaire promise à une mort certaine et rapide.
Et franchement, qui aurait cru à la Vape il y a 5 ans?

 

La Vape, c’est mal.

C’est un truc si dangereux qu’on oblige les fabricants à vendre des liquides dans des flacons hyper sécurisés avec bouchons enfants et cryptogrammes de sécurité en relief pour les liquides actuels, et en futures cartouches scellées pour la Vape Buraliste de demain. Ben oui, faut bien comprendre que la Nicotine, cheval de bataille des « prêt-à-penser-pour-nous » est un liquide très dangereux dont il faut se protéger! Au remplissage de nos atomiseurs, quelques gouttes de Céd’labonne (de chez Vap’moiça, une tuerie!) dosé au max à 18 mg peuvent nous tomber ponctuellement sur les doigts et nous plonger dans les affres d’un empoisonnement domestique non remboursé par la Sécu. Mais si on réfléchit deux secondes à cette connerie de « contamination » locale et momentanée, que faut-il donc penser des patchs trans-dermiques dosés jusqu’à 24 mg en contact 24/24 avec la fine et délicate peau de notre épaule gauche?

Et je ne parle même pas du gamin d’un an et demi assis dans un chariot de supermarché qui pourrait se faire les dents sur un berlingot souple de lessive ou de javel concentrée quand maman regarde ailleurs, ça pourrait laisser entendre que je puisse réfléchir. Et en France aujourd’hui, c’est comme dans l’armée: si on se met à réfléchir, ça veut dire qu’on commence à désobéir.

 

Pour faire court, la vape C’EST LE MAL.

La Vape quoi …! Dans toute sa splendeur …!
Et cependant, c’est une amie.
Un peu comme cette amie, vous savez … Celle que vous n’aviez pas prévu de rencontrer et qui vous est bizarrement devenue proche, très proche, indispensable même. Celle qui est là quand ça ne va pas et qui vous défend en public. Une amie très controversée aussi, que beaucoup critiquent et déclarent toxique sans la connaître …
Cette amie que, en revanche, vous connaissez bien, très bien …
Et que pourtant, vous aimez quand-même …

  • Perrichon Pascal

    Bravo, excellent article, et oui vous avez raison LA VAPE
    va mal, et nous société qui commercialise depuis 2013 le premier distributeur
    automatique d’e liquides le VAPESELF, nous sommes bien placés et nous avons le
    recul nécessaire pour analyser les « évolutions » et les
    interminables discussions sur le sujet.

    Marginalisé, individualisé, c’est un fait indéniable que
    dans ce secteur chacun voit midi à sa porte, et n’arrive pas à réfléchir de façon
    corporative.

    Et pourtant les idées sont là, en ce moment nous
    contactons tous les shops, tous les fabricants, tous les réseaux sociaux, pour déjà
    faire coopter à l’ensemble des shops, que s’ils veulent devenir un contrepouvoir
    face aux lobbys hyper puissants du tabac et du monde vérolé par l’argent des politiques,
    il faut déjà commencer par se présenter et se faire reconnaitre.

    Vapetiers, un nom qui n’existe pas, mais qui peut
    regrouper l’ensemble d’une profession car :

    Vape=Vaper=Vapeteur=Vapéro=Vapeterie=VAPETIERS

    Ensuite sortir du brouillard et se faire voir
    visuellement dans toutes les rues de nos villes, grâce à une enseigne forte, en
    forme de cœur rouge, chaleureuse, symboles de santé et d’espoir pour les 16
    millions de fumeurs qui eux, n’attendent que ça, pour pousser la porte des
    shops.

    L’enseigne VAPE CŒUR.

    Les vapoteurs parlent aux vapeteurs, sur les blogs, les forums,
    avec ce vocabulaire si particulier et technique, adaptons un dialogue plus
    simple en visant ce qui peut sauver la VAPE, ce marché de 16 millions de
    fumeurs qui peut en adoptant la cigarette électronique, établir un contrepouvoir
    populaire et positif, sur ce secteur.

    Là on est loin des
    bisounours, on parle d’actions, et les idées entrainent d’autres idées, mais
    pour que cela fonctionne il faut des gens comme nous, comme vous pour diffuser non-stop
    sur le

  • Perrichon Pascal

    et ou sont les autres commentaires?réagissez que diable,de l’audace toujours de l’audace.

    • Grex

      Arrête tu te rend pas compte, il faut tout lire déjà …on va pas se mettre a écrire en plus ! (J’ai pas besoin de préciser mon ton ironique ? :p)

  • Olivier Choco Lopez

    c’est quand qu’on renverse le gouvernement?

  • SebTooster

    Joli texte , merci les gars.

  • Solenn Soriano

    bim

  • Geoorw

    Au vu des débats, je crois que 2 visions de la chose s’affrontent alors que tout le monde s’accorde sur le fait que la vape ne présente quasiment aucun danger :

    – A ma gauche : les anciens fumeurs reconvertis dans la vape, ou dans l’air tout court. Ils ont oublié de fumer du jour au lendemain, et se sont découvert un nouveau plaisir. Beaucoup « fument » comme avant, mais maintenant ils le font de manière beaucoup plus responsable (ils ne puent plus, ne se suicident plus, n’empoisonnent plus leurs proches, …). Pour eux la vape est une révolution « venant d’en bas » et accessible à tout le monde, pour peu qu’on s’y intéresse un peu. Une batterie, une résistance, du PG/VG, et paf ! Ça fait une clope quasi inoffensive
    Pour eux, c’est magique et quelque peu révélateur. Au fond, ils pensent tous un peu que finalement c’était pas si compliqué. Comment est-il possible que l’industrie du tabac n’ait toujours pas pondu de produit satisfaisant quand on connaît leur puissance financière ? Réponse : ce n’est pas dans leur intérêt. Ces mafieux vont se faire le plus de fric possible avec les tueuses, et si la vaporeuse devient la nouvelle clope il leur suffira de racheter tout le marché et de le verrouiller comme avant. A la rigueur pourquoi pas, seulement quand on connaît leurs pratiques il y a de quoi fortement s’inquiéter quant à ce scénario.
    Priorité pour ce groupe : il faut à tout prix empêcher Big Tobacco de rentrer dans ce business. Ils sont 100 fois coupables de crime contre l’humanité, imaginer qu’ils puissent gagner le moindre centime avec la vaporeuse donne déjà l’envie de gerber. La vaporeuse doit être leur cercueil, comme leurs tueuses le sont pour 73000 français par an et 1 milliard d’humains en 2016.
    Ce groupe voit donc la vape comme un moyen de sortir du tabac

    – A ma droite : les politiques. Dépassés comme toujours par un phénomène qu’ils ne comprennent pas, ils sont inquiets. D’un autre côté je les comprends, ils seraient tenus responsables du moindre pet de travers après tout. Il est normal qu’ils angoissent des potentiels effets sur leur carrière d’un produit nouveau, non réglementé, et au taux de pénétration fulgurant. D’autant plus qu’ils essaient depuis des années de lutter contre le tabagisme, voilà qu’une version 2.0, avec apparemment très peu de défauts, émerge !. Des années de ringardisation de la cigarette, et voilà qu’on peut entretenir la même addiction à la nicotine tout en sentant la fraise et sans mourir ! Screugneugneu ça va tout faire foirer ! Nos petites têtes blondes vont adorer et on ne peut rien dire ! Maman j’ai peur ! (je ne vois pas une seule vaporeuse devant les lycées au passage… et je préférerais en voir plutôt que des tueuses)
    Il faut bien comprendre que dans la tête d’un non fumeur, le vapeur a les mêmes défauts (mais cette fois uniquement comportementaux, mais ça ils ne le savent pas forcément) que le fumeur ! Dès lors il leur apparaît contradictoire de combattre fermement le tabac d’un côté, et de promouvoir la vaporeuse de l’autre… Ceux que j’ai entendu combattre de toute leur âme la vaporeuse, rêvent en fait d’un monde où personne n’inspirerai/expirerai de fumée, vapeur, ou quoi que ce soit d’autre. Encore une fois je les comprends, car tout ce qu’ils connaissent à ce jour sont les tueuses, les pipes et les cigares… Ça créé forcément quelques préjugés, et n’ayant jamais fumé eux-mêmes ils ne peuvent comprendre ce besoin que nous avons de respirer autre chose que de l’air.
    Priorité pour ce groupe : il faut à tout prix empêcher Big Tobacco d’étendre son emprise sur l’humanité avec ce produit très attrayant !
    Et ce groupe voit la vape… comme un moyen d’entrer dans le tabac…

    C’est triste, mais c’est la réalité. Tout le monde a un peu raison. Entre ceux qui voient le verre à moitié plein et ceux qui le voient à moitié vide, et comme il n’existe en France quasiment aucune compétence en terme de débat et de partage d’idées (aucune culture de la nuance et du compromis), je pense que nous sommes simplement condamnés au dialogue de sourd éternel.

    Il existe aussi un 3eme groupe :
    – Les opportunistes : eux c’est simple, ils pensent argent et puis c’est tout. Buralistes, pharmaciens, Big Tobacco se déchirent pour savoir qui va ramasser le pognon.

    Eux par contre qu’ils aillent se faire voir, mais il faut ben comprendre que pour nos politiques il s’agit de décider qui va remporter le pactole. Je suis convaincu que quand quelqu’un pense qu’il faut vendre la vape en pharmacie, son raisonnement est surtout que c’est la moins pire des solutions réglementées. Mais ils ne se rendent pas compte qu’ils vont tuer la vape si on ne peut plus goûter les liquides ou tester les atos en shop par exemple.

    Moi je propose une solution « out of the box », hors des paradigmes habituels : créer un nouveau corps réglementé pour la vape. Formations, certifications, tout qui va bien. Si un buraliste veut aussi devenir vaporiste, pourquoi pas. Mais cela devra le contraindre à réserver plus d’espaces aux liquides que les 10 fioles Nhoss en 70/30 qu’ils nous étalent actuellement, et à apprendre comment ça fonctionne.

    Les clés du succés :
    – Les clients doivent pouvoir être accompagnés et conseillés. Il est beaucoup plus simple d’arrêter le tabac une fois qu’on a trouvé une vape de qualité, et tout le monde n’a pas les mêmes goûts => Donc shops dédiés, adaptés, et tenus par des connaisseurs
    – Le matériel doit être sécurisé. Cela passe par des normes, mais aussi par un soutien à l’innovation. Nous en sommes encore à l’âge de pierre (une résistance faite main plongée dans du liquide…), je suis convaincue qu’il y a encore énormément à faire. => Donc légiférer OK, mais ne pas freiner le développement voire même le soutenir à fond pour devenir LE pays de la vape (valable pour les liquides et les vaporeuses)
    – Big Tobacco doit absolument être tenu hors de ce marché. C’est une mafia, ils l’ont prouvé à maintes reprises, nous savons leurs intentions. Ce serait comme donner les clés du commissariat au parrain local : les prisons ne contiendront plus beaucoup de gangsters. => Protégez la vape de cette industrie, par des investissements publics s’il le faut. Renforcez les lois anti-lobbying et clouez au pilori tout politique pris en flagrant délit de copinage avec cette industrie
    – L’incertitude actuelle tue, puisque des fumeurs pensent encore que la vape est toxique. J’en ai dans mon entourage : « on aspire de l’eau c’est pas bon non plus »… Et autres arguments foireux. Il faut absolument que tout le monde connaisse l’écart de risque entre les deux. Comme l’a dit un tabacologue : le tabac c’est rouler en sens inverse sur l’autoroute, la vape c’est rouler à 140 au lieu de 130. => Financez des études, soyez honnêtes et pragmatiques, soyez intelligent dans le principe de précaution et favorisez plutôt une politique de réduction des risques.

    • Titan

      Merci de cette réponse argumentée, une analyse intéressante, à un détail près cependant: Ta solution « out of the box ». Si théoriquement la création officielle d’un « nouveau métier » reconnu, avec ses règles, ses formations et garde-fous demeurait a priori une excellente chose, le simple fait d’imaginer l’associer aux buralistes risque à terme d’être contre-productif, pour ne pas dire désastreux. Sans parler du sentiment général consistant à penser qu’on ne peut logiquement associer au même endroit la vente d’un poison d’un côté et son antidote de l’autre, car les faits, en pratique, ont toutes les chance de nous montrer qu’on est faillibles et très influençables. Une preuve? Il y a 50 ans, qqu’un qui commençait à fumer n’était pas ou peu informé, et entrait « officiellement dans le monde des adultes », et c’était plutôt « bien » perçu (fume mon fils, tu seras un homme). Aujourd’hui, commencer le tabac est au minimum de la mauvaise foi actée. Plus personne ne peut déclarer sans mentir qu’il ne sait pas que le tabac tue. Et malgré cela, les fumeurs ont-ils disparu? Ceux âgés de 20, 25, 30 ans sont parfaitement informés … et pourtant ils existent. Il y en a bien-sûr moins qu’en 1950 grâce à l’information perpétuelle facile d’accès, mais il y en a toujours. La Vape n’est une solution (comme toutes les autres, d’ailleurs) que si elle est exclusive dans son utilisation. Et l’associer physiquement à un buraliste sera une perte de temps pour tout le monde. Le bubu n’aura JAMAIS le temps nécessaire à prodiguer les bons conseils, trop de choses à s’occuper dans son commerce. Et dans la pratique, même si le client repart avec un kit débutant, il prendra aussi « par sécurité » quelques paquets de clopes, même neutres (mort de rire). Je pense, en comparant avec un autre fléau bien connu, qu’il ne faut pas mélanger et situer au même endroit cave à vin et bureau des Alcooliques Anonymes. Pour la Vape, ce n’est pas seulement « politiquement incorrect », c’est incompatible.

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